Seine et Marne


Il semblerait qu’en 1407 notre village se nommait "Montaillevert", selon A.Dauzat : Mont du Germain Agilebert. Il est certain que le village remonte à la Gaule celtique et du peuple Meldes. Par ailleurs Mont en Gaulois se disait "Berg" et en latin signifiait "Colline boisée".

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On retrouve sur la carte de Cassini, le village de Montolivet sous le nom de Mont Olivet.
Cette transformation n’est certainement pas due à la contraction de Montaillevert, il s’agit sans doute d’une modification antérieure à la Révolution.
Le mont en question est plutôt une douce colline bien exposée au soleil et propice autrefois à la culture du raisin comme on la pratiquait il y a bien longtemps. Ce raisin aux grains allongés s’appelait Olivette. Par contraction fut appelé le Mont Ollivet (en 1623) qui devint Mont Olivet puis enfin Montolivet.
L’ancien château seigneurial de Montolivet portait le nom de Château-Gaillard mais son emplacement reste inconnu à ce jour.

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A l’heure actuelle, le village comporte neuf hameaux. Au XIII siècle il est fait mention de certains d’entre eux dans l’ouvrage "Inventaires -Sommaires des Archives départementales antérieures à 1790" publié par Ordre de Son Excellence M.Le Comte de Persigny".

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Le Comte d’Allonville (1702-1811) cité dans ce document était surnommé "le balafré". Armand Jean d’Allonville était un membre de la famille d’Allonville, de la branche d’Oysonville-Arnancourt, du nom de leurs fiefs successifs dans la Beauce, puis en Champagne. Il était l’un des fils du marquis Edmé d’Allonville.

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On retrouve des traces de la famille d’Allonville en 1190 avec Albéric d’Allonville qui fut un croisé célèbre. Le hameau de Thiercelieux était, on le sait, une place forte des templiers. De l’immense forteresse, il ne subsiste plus que qu’un élément de château, dont la construction semble plus tardive.
Voici comme présentait le Docteur Félix Pascal le village de Montolivet d’après son étude :
Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine-et-Marne, édition de 1836.

Le village est situé dans une plaine au sommet d’une gorge qui va en s’élargissant au nord jusqu’à la rive droite du Petit Morin, à la distance de trois quarts de lieue.
L’église n’offre rien de remarquable ; on y voit cependant une épitaphe mutilée d’un seigneur de Thiercelieu, qui parait être du XVe siècle.

Montolivet a plusieurs dépendances, comme toutes les communes de cet arrondissement ; ce sont d’abord le fief de Thiercelieu, dans une vallée à l’ouest de la commune ; et, au dessous du bois du Villier, les Mallets. Il y avait dans le château de ce lieu une chapelle sous l’invocation de la Trinité. Au nord-ouest est la ferme du Précollot ; à l’est, Chalendon, la Fontaine-Thibault ; au sud, Charmetteau, dans la plaine ; et la Butte sur le penchant d’un coteau incliné à l’est, et au bas duquel coule un ruisseau qui va se jeter dans le Grand-Morin.

La population de cette commune approche de 400 âmes ; elle est à trois lieues nord-est de la Ferté, à sept lieues à l’est de Coulommiers, et à seize lieues nord-est de Melun.
Montolivet forme l’extrémité orientale du canton. Les productions de son territoire sont en grains, en prairies et en bois.

Vous pourrez retrouver sur le site des informations sur l’Église de Montolivet et sur la tombe du chevalier

Pièces Complémentaires